Un cas d'école

Un dimanche matin sur un marché du centre de Grenoble. Un journaliste et son équipe de tournage. Une dizaine de personnes est interpellée et interrogée. Le reporter pose une question unique.
Le tournage terminé, ces interviews donnent lieu à trois montages différents.

> Les vidéos des montages, les scripts et les décryptages en ligne
   - Montage vidéo 1
   - Montage vidéo 2
   - Montage vidéo 3


> Radioscopie d'un micro-trottoir :
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Quelques conseils d'utilisation

Si vous avez utilisé ce dossier multimédia pour une animation dans un établissement scolaire, nous vous serons reconnaissants de bien vouloir nous le signaler et de nous transmettre vos commentaires.

Pour nous contacter : tocsin@tocsin.net

A l'occasion de la 13ème semaine de la presse dans l'école, consacrée à l'image dans les médias, Tocsin a réalisé et décliné un micro-trottoir télévisuel traitant de l'actualité électorale.

Vox populi

"Bonjour Mme Michu, l'insécurité ne cesse de se développer en France, qu'en pensez-vous ?" Le micro-trottoir est un mode de traitement de l'information de plus en plus utilisé dans la presse audiovisuelle. Ces interviews "express", réalisées le plus souvent dans la rue, sont devenues quasi systématiques dans les émissions magazines (débats, "talk shows" etc.). Mais, on les retrouve aussi de plus en plus souvent dans les journaux télévisés (ou radio).

Objectifs de ces micro-trottoirs tels qu'ils sont revendiqués par les professionnels de l'audiovisuel : donner la parole aux "gens de la rue", proposer une libre expression aux "Français moyens" ou du moins en donner l'illusion. De fait, ces reportages sont trop souvent présentés comme des photographies de l'opinion publique. Ils n'en sont pourtant qu'une illustration plus ou moins honnête. Leur valeur informative est quasi nulle.

En toute subjectivité…

Contrairement aux sondages - eux-mêmes sujets à caution et à fausses interprétations - les micro-trottoirs n'ont rien de scientifique.

Ainsi, le journaliste est totalement maître des déclarations des anonymes qu'il livre au public après montage. Celles-ci dépendent bien sûr du hasard des rencontres mais surtout des choix effectués - en toute subjectivité - tout au long du processus de réalisation du reportage. Qu'il s'agisse de la sélection des intervenants, de la manière de les filmer et de les interroger et surtout des multiples possibilités de manipulation de la parole et de l'image qu'offre l'écriture télévisuelle au moment du montage.


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