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Joël
de Rosnay crée ce néologisme
en 1979
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«
Malbouffe ». Avant lessoufflement
( ?) de ces derniers mois, peu de néologismes
avaient connu un tel succès médiatique
exponentiel.
Il est vrai quentre la première
apparition timide mais reconnue de cette
expression - « La Malbouffe »
de Stella et Joël de Rosnay (1979) -
et son arrivée triomphante dans
les dictionnaires
en 2001, José Bové était
né !
Dés
le soir du « démontage »
de MacDo à Millau (événement
fondateur), mais avant même dêtre
défini, le concept avait son héros
en la personne du porte-parole de la Confédération
paysanne - vite assimilé au
personnage dAstérix.
Depuis, si la presse sest emparée
avec gourmandise de « la malbouffe
», cest pour lassaisonner
à toutes les sauces.
Logique
! « La malbouffe » est un terme
passe-partout mais précieux. Paradoxal
dans sa construction syntaxique, populaire
dans son usage
et qui sonne bien !
Mais surtout, sil ne signifie pas
grand chose, il « parle » tout
seul. Au Français surtout, à
son ventre, sa culture, son époque,
ses angoisses, son identité. Le prononcer
à la radio, ou lécrire
dans un journal, cest « créer
du lien social » à bon compte
en même temps que désigner
un adversaire à combattre. Du pain
béni pour les médias.
A
rechercher les articles de presse écrite
consacrés à « la malbouffe
» ces trois dernières années,
on retrouve bien sûr le récit
journalistique ou léclairage
dévénements successifs
liés aux angoisses contemporaines
(sécurité alimentaire, éthique
scientifique, mondialisation de léconomie
etc.).
Mais si lon se contente des titres
de manchette sur la « malbouffe
», ceux-ci nous racontent une autre
histoire, celle dun conflit avec ses
héros, ses traîtres, ses armes
Peut-être celle dun village
gaulois
1. Un
champ de bataille
2. Des
armes
3. Des
héros
4. Des
alliés
5. Des
traîtres
6. Des
secrets
7. Des
messages codés (
?)
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