
Samba
Koné, directeur de publication
d'un magazine spécialisé, par ailleurs consultant
en Technologie de l'Information et de la Communication
auprès d' ONUSIDA et de l'UNICEF.
(sam_ci@yahoo.fr)

Notre santé, un
mensuel ivoirien créé par Samba Koné
en 1985. |
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En
Côte d'Ivoire, le nombre restreint de personnes connectées
n'empêche pas certains projets de germer chez les professionnels
de la santé et du journalisme.
État
des lieux dans un pays d'Afrique de l'ouest avec Samba Koné.
Quelle
place est consacrée aux problèmes de santé
dans les médias ivoiriens ?
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Elle
est de plus en plus importante. Il y a dix ans, il n'y
avait qu'un seul mensuel santé alors qu'aujourd'hui
pratiquement tous les quotidiens ont une rubrique spécifique.
Les radios et les deux chaînes de télévision
diffusent également des programmes spécialisés
animés par des journalistes.
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Y
a-t-il en attente particulière liée au web ?
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Malheureusement,
en Côte d'Ivoire, le développement des
nouvelles technologies n'a pas suivi nos espérances.
La connectivité est encore problématique,
et la vulgarisation n'est pas à la hauteur. Il
y a très peu de connectés dans le pays,
et on ne peut pas encore parler d' infos santé
sur le Net d'origine ivoirienne.
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Vous
travaillez actuellement à développer cette information,
mais dans un premier temps, vous avez choisi d'aller vers
les médecins
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Oui,
il s'agit surtout de formation permanente. Le projet
que je mets en place avec des amis et partenaires occidentaux
est parti d'un constat. Ce que l'on appelait à
l'époque l'EPU, l'éducation post universitaire
des médecins, était faite par les laboratoires
pharmaceutiques en collaboration avec les facultés
des sciences et de médecine. Depuis quelques
années, les laboratoires font moins d'EPU et
les médecins qui se trouvent dans les provinces
à l'intérieur du pays manquent cruellement
d'information.
Nous envisageons de combiner les différents modes
de communication du savoir - les NTIC, l'édition
papier - afin de porter cette information et cette formation
post-universitaire à ces praticiens isolés.
Nous voulons mettre ces médecins - qui n'ont
plus de rapport avec la faculté qu'ils ont quittée
il y a des années - au diapason de leurs collègues
d'Abidjan, les informer, les mettre à niveau,
leur permettre de discuter avec d'autres collègues
de leur pratique. Un réseau permettant de relier
ces médecins provinciaux, de créer des
communication sur des problèmes qui leur sont
spécifiques.
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Quelles
sont les difficultés que vous identifiez
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Elles
sont multiples et multiformes. Il faut d'abord pouvoir
s'approprier ces nouvelles technologies, les adapter
à nos besoins. Dans un premier temps, on ne va
pas demander à un médecin qui vit à
800 kilomètres de la capitale une connectivité
Internet, ce serait difficile - pas utopique mais difficile.
Si les connexions se développent, il faut aussi
en envisager les travers. Ne pas tomber par exemple
dans celui des consultations ou de la fourniture de
médicaments en ligne. Dans certains pays, en
particulier en Afrique, certains commerçants
en profiteraient pour vendre n'importe quoi sur le réseau.
L'autre inquiétude est plus générale
quant à l'Internet... Ne pas oublier qu'on a
un voisin à qui on peut dire bonjour !! J'ai
peur qu'en s'appropriant les nouvelles technologies
sans maîtriser l'outil, on perde des valeurs qui
nous sont spécifiques, ici en Afrique.
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| Quelques
liens... |
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Moussa le Taximan
Les aventures imaginaires mais pédago d'un
chauffeur de Taxi d'Abidjan. Un feuilleton pédago
sur la santé, la contraception, la prévention
sida etc. Une production " Partenaire Radio
" sur le site de la radio Africa N°1
www.afriquesante.com
Médicaments
L'association Réseau
Médicaments et Développement
engage actions et réflexions autour du
problème des médicaments. Actualité
et présentation de projets pour le sud.
Sénégal
Les pages santé et environnement du quotidien
"Le
Soleil "
Afrique
du sud
Les pages santé du quotidien The
Star
Ghana
Les pages " beauté santé "
du quotidien " The
Daily Telegraph "
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