
Le
Prix
Alexandre Varenne des Journalistes de la Presse Quotidienne
Régionale et Départementale sadresse
à lensemble des journalistes professionnels,
titulaires dune carte professionnelle (quelle que
soit leur ancienneté dans la profession), salariés
dans un des quotidiens régionaux ou départementaux
de la presse française.
Les articles de journalistes pigistes seront acceptés
à condition quils aient été
publiés dans un de ces quotidiens.
Le site de la Fondation Varenne :
http://www.famv.com/
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"Du bonheur, super contente, un vrai plaisir",
les lauréats de la Fondation Varenne, cuvée
novembre 2000, s'expriment comme aux 7 d'Or. Stars d'un jour,
ils savourent leur victoire, et livrent leurs états
d'âme à Tocsin.
Bénéficier
d'un prix (et de la somme afférente) les réjouit
tous. C'est bon pour l'ego professionnel ("petit péché
d'orgueil", concède Robert
Arnoux), c'est comme une "balise" dans un parcours
professionnel, explique Christophe
Benoit.
Mais c'est aussi une manière de montrer les compétences
et le talent de la presse régionale, qui "a gagné
ses galons de presse à part entière" indique
David Patsouris. Enfin, c'est
une vraie reconnaissance pour un titre comme Nord Eclair,
qui lutte pour sa survie contre le "rouleau compresseur"
du grand concurrent, s'exclame Florence
Traullé.
Règles de bon voisinage
Proximité,
c'est le maître-mot, le leitmotiv. Bonheur de la proximité
quand on réussit, grâce à un simple article
à provoquer une embauche à un jeune super-diplômé,
mais... un peu basané, comme ce fut le cas pour F.
Traullé. Bonheur du retour immédiat (bon ou
mauvais) sur un papier, qui "remet les choses à
leur juste place", savoure Mélanie
Matarese.
Ah, que la montagne est belle, juge D. Patsouris, du haut
de ses Pyrénées, et "que de beaux sujets
j'ai à traiter depuis Oloron". Les batailles autour
du tunnel du Somport, la somptueuse vallée d'Aspe...
et la "quinzaine commerciale qui n'est pas, c'est vrai,
mon sujet de prédilection !!".
Mais tous, unanimement, mettent le lecteur sur un piedestal.
"Acheter le journal chaque matin, dans une région
sinistrée comme la nôtre, c'est un acte volontaire.
Le lecteur doit en avoir pour son argent", revendique
F.Traullé. "Quand j'écris, je sais que
je serai lu par des gens qui sont profs de fac, ou manutentionnaires
dans un supermarché. Et il faut que je les intéresse
pareillement", souligne R. Arnoux.
Pourtant, la proximité a ses revers. Trop proche, le
journaliste local souffre à l'unisson, et c'est parfois
un peu lourd. Trop proche, il frôle la connivence et
"il faut se garder des complaisances [que cela] pourrait
induire", rappelle le journaliste de La Provence.
Toujours plus pro
Euphorie
du prix ? Eloignement des centres nerveux de décision
? Dolce vita provinciale ? Ces journalistes ne sont pas
inquiets pour l'évolution de leur métier dans
les années à venir. Ils pensent tenir la route
vis-àvis de leurs menaçants confrères,
et notamment la télévision. Sages ou militants,
ils parient, à l'instar de R. Arnoux, qu'"un journaliste
n'écrira rien de bon sans une solide culture, l'acquis
de son expérience, les nuances de sa sensibilité
et cette qualité essentielle : l'humble rigueur de
l'artisan."
D. Patsouris, ex-futur prof d'histoire-géo, voit l'alliance
entre le papier et la réflexion comme inviolable, tandis
que M. Matarese rêve qu'Internet lui permette d'allier
vie personnelle dans une "ville à taille humaine"
et choix du support. F. Traullé reste persuadée
du rôle fondamental que va jouer la presse régionale,
la place "du maillon qui permette aux gens de se découvrir".
Elle emploie, faute de mieux, une expression qu'elle n'aime
guère : "le maintien du lien social, c'est notre
valeur ajoutée. Les autres médias vont vite,
et nous, nous devons aller vers plus de pédagogie,
de mise en perspective de l'actualité."
Qu'on se le dise, en écoutant C. Benoit : "la
presse régionale se professionalise, cela se sent,
cela se voit." Tout en laissant le mot de la fin à
R. Arnoux, bientôt 1/4 de siècle d'ancienneté
: "la presse régionale vaut mieux que l'image
qui, depuis toujours, lui colle à la peau." Un
vrai sujet de débat, en tout cas.
Odile Ambry, le 16
novembre 2000.
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Les interviews :
Tocsin vous propose les interviews de chacun des cinq
lauréats :
-Florence Traullé,
de Nord Eclair, 1er prix (30 000 F), pour son
reportage "Au rendez-vous des marins du bout du
monde".
-Robert Arnoux, de La Provence,
2ème prix, (15 000 F) , pour son reportage
"Est-Ouest, ce fut le drame de centaines de Marseillais".
Le prix du jeune journaliste revient, à
David Patsouris, de Sud-Ouest,
(15 000F) pour son reportage, "Julio attend
son train".
Deux autres lauréats figurent également
à notre palmarès, parmi ceux qui ont été
récompensés au titre de la presse hebdomadaire
régionale :
1er
Prix
- Christophe Benoit, de
la Gazette de Montpellier, (20 000F) pour son reportage
: "Logement : si tu es arabe, tas pas
dappart".
Prix
du jeune journaliste à Mélanie
Matarese, de La Gazette de Nîmes, (10 000F)
pour son reportage : "Moi, Djamel, 21 ans, fils
de la Zup".
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