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Le
naufrage de l'Erika a été l'occasion d'une expérience
grandeur nature (et médiatique) pour les Initiatives
Coopératives d'Information. Objectif : que les citoyens
reprennent possession de l'infos, l'échangent, la vérifient
sans forcément passer par les médias traditionnels.
Plus question de rester passif face à une information qui
défile sans interruption.
Les ICI partent du principe que chacun est détenteur d'informations
qui peuvent servir au voisin. L'essentiel est de pouvoir l'échanger
et pour cela, l'Internet est une bénédiction. Reste
à savoir s'en servir.
Le naufrage de l'Erika a provoqué une floraison sans précédent
de sites militants, de sites d'artistes protestants contre la marée
noire, mais surtout de sites sur lesquels on pouvait trouver de
l'INFORMATION. Sous forme de revue de presse, de liste de diffusion...
Certains même sont devenus acteurs de l'information. C'est
le cas, par exemple, du site du laboratoire indépendant Analytika
qui a joué le rôle de contre-expert en contestant,
tests à l'appui, les analyses officelles concernant la nature
de la cargaisons de l'Erika.
On
distingue donc trois formes d'engagement et de réaction citoyenne
en rapport avec l'Erika :
-Les sites de protestations (Ras le fioul et le collectif
anti-marée noire de Saint Nazaire, 1000
artistes contre l'Erika...)
-Les sites acteurs de l'information (Analytika)
-Les
coopératives d'information citoyenne (Concar.net,
Radiophare)
C'est particulièrement à cette dernière catégorie
que nous nous sommes attachés. En effet, les CIC sont peut-être
sur le point d'inventer une nouvelle forme de journalisme, complémentaire
du journalisme traditionnel.
Cécile
PLET - Le 20 octobre 2000
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