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Lattentat du « Pentagone
» et Internet :
Vol au-dessus dun nid de rumeurs
Liste
de liens, élements de contre-enquête...
Le
11 septembre, un avion
..
Le
journaliste et animateur du réseau Voltaire,
Thierry Meyssan, défend une thèse sur
les attentats du 11 septembre dont l'essentiel se trouve
sur le site du Réseau Voltaire, et qui est développée
dans son ouvrage "L'effroyable imposture"
(éditions Carnot). En résumé, ce
nest pas Ben Laden qui a commandité les
attentats, notamment ceux de New York, lesquels nétaient
pas exécutables par des pilotes « amateurs
». Par ailleurs, lattentat contre le Pentagone
nest pas le fait du vol dAmerican Airlines,
et aucune photo ne montre lavion, ni des débris.
Enfin, il existe des zones dombre similaires autour
de lavion de ligne qui sest écrasé
en Pennsylvanie (la
suite).
Reprise
par d'autres sites d'information alternatifs, débattue
à longueur de forums de discussion, cette thèse
est arrivée jusquaux médias traditionnels
français, notamment en ce qui concerne lattentat
de Washington. Le jeu de piste « trouver la photo
de lavion » fait rage. Peu importe léventuelle
pertinence de cette inforumeur, sa totale absurdité,
voire même le goût du complot qui la sous-tend
: Internet montre ici sa force...
Les
capacités nouvelles du multimédia
Les
défenseurs et les détracteurs de la thèse
"pas d'avion contre le Pentagone" utilisent
Internet - et notamment le web - de manière similaire.
L'explication est systématiquement multimédia
(texte, photos, images animées, liens hypertexte)
et très argumentée dans la plupart des
cas. Certains obsessionnels se réjouiront de
pouvoir regarder à la loupe des bâtiments
en ruine, d'entendre des commentaires en américain,
de tourner les pages virtuelles de nombre dalbums
photo, de tenter le visionnage image par image de certains
extraits vidéo... D'autres se plaindront de la
surenchère d'images de provenances diverses,
du nombre de plug-ins nécessaires pour suivre
à la trace l'information. Mais tous se réjouiront
de cette diversité de format.
A
l'identique
Info
ou intox, rumeur ou vérité dévoilée,
le mode de diffusion que génère Internet
est celui de la reproduction à lidentique
dans un espace-temps qui permet difficilement la déformation.
Que ce soit sous la forme de re-direction (forward)
de courriers électroniques ou de diffusion d'URLs
de référence, la transmission de l'information
est stable. En quelques minutes, ou quelques jours,
le nombre des récepteurs et diffuseurs est démultiplié,
à partir de la même information. Ainsi,
les rumeurs qui courent sur Internet sont recensées,
sans grande difficulté. La duplication à
linfini de linformation sans modification
notable fait là toute la différence du
monde : certains diront même que cela aide à
l'accréditer.
Des
traces
Le
débat fait rage, et laisse des traces. Jamais
les forums de discussion ou les newsgroups n'ont tant
bruissé, n'ont tant permis de confrontation directe
: de "preuves", d'opinions, de délires,
d'inquiétudes, de théories. Chacune de
ces bribes d'information, construite sur l'instantané,
est (et restera) disponible. Qui change de version ou
d'opinion peut se retrouver en position d'être
mis devant ses contradictions en ligne. Qui sest
inscrit dans un débat pour y apporter une expertise
(aéronautique, résistance des matériaux
)
peut être contacté ou interpellé
à une autre occasion, dans un autre débat
- malgré lanonymat qui prévaut dans
ces salons virtuels.
Traditionnels
ou électroniques ?
Les
médias traditionnels se sont emparés -
fait rare - d'un objet informatif d'origine électronique.
Ils sont maintenant référencés,
archivés, comparés à l'égal
(ou presque) des autres références d'information.
Une fois en ligne, chacun fait son tri et accorde sa
confiance au média de son choix. La radio - média
de l'instantané - fait ses premiers pas archivés
sur Internet. Elle n'a pas encore le statut de "grande"
et ses références sont rarement indexées.
En revanche, circulent en ligne des retranscriptions
"sauvages" d'émissions de télévision.
Il
demeure que c'est la parution du livre qui fait événement,
qui estampille une information disponible en ligne depuis
plusieurs semaines
Archivé
La
capacité de l'archivage numérique : tout
ce qui est dit, qui a été dit, qui sera
dit est archivé. Toute tentative pour faire disparaître
une page web, ou un extrait de débat est vouée
à l'échec, notamment en raison de la vigilance
actuelle de tous ceux et celles qui se sentent concernés.
A noter qu'une partie du travail d'enquête en
ligne de Meyssan repose sur l'aspiration de pages web,
et que certaines ont été retirées
ensuite des serveurs ; mais il les détenait,
les ayant prudemment rapatriées sur son ordinateur.
Là encore, ce phénomène est nouveau,
et a été constaté récemment
sur les archives du NY Times (voir
Nouvelles).
Confronter
les sources
La
confrontation entre références publiques
(sites militaires US, par ex), webzines (asile.org),
médias traditionnels (transcription dinterview
ou articles de presse), communautés de discussion
(newsgroups), à l'échelle internationale
est possible pour toute personne connectée. Le
fameux rêve Internet est devenu réalité
: toutes les ressources d'information brutes peuvent
être visitées pour se faire sa propre opinion.
Chacun
peut devenir, au choix : détective amateur, journaliste,
bretteur, webmaster, et acquérir une certaine
reconnaissance, voire renommée, en publiant ses
choix ou son opinion. Lexercice a pour seules
limites celles de la liberté dexpression
Odile
AMBRY
Liste
de liens...
Réseau
Voltaire : L'Effroyable
imposture
Asile.Org : Le
jeu des sept erreurs
Site américain dans la même logique : humanunderground.com
Transcription
France 2 (Ardisson
et Meyssan)
Hoaxbuster : Rumeur
du Pentagone
Eléments de contre-enquête
Garance
(Arrêt sur images/France 5) prend «
L'effroyable imposture par les liens... » (22/03/2002)
Snopes : Hunt
the Boeing!
Whatreallyhappened.Com : Deliberate
disinformation
Listes de témoignages directs : disc.server.com
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